L'évolution de l'habitat de Lisbonne

L'évolution de l'habitat de Lisbonne
By Luis RIBEIRO . 4 years
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Immobilier Lisbonne

 

Si, il y a plusieurs décennies, l’habitat de Lisbonne comptait à la fois de belles bâtisses élégantes dédiées aux personnes aisées et des quartiers entiers de bidonvilles qui accueillaient les populations migrantes, la cité a, aujourd’hui, totalement changé de visage. Dans les lignes qui suivent, nous allons revenir sur ces années 2000, qui furent les prémices d’un changement, et sur les nombreux développements qui ont vu le jour depuis 2014. Nous prendrons l’exemple plus poussé de la capitale du pays en nous penchant, notamment, sur les innovations rendues possibles en termes d’habitat à Lisbonne.

 

Les logements des années 2000

Dans sa volonté de supprimer les bidonvilles, le pays a mis en place, en 1993, une politique visant à atteindre cet objectif. Ont alors été prévues des constructions de logements à coûts modérés avec, en parallèle, la destruction des quartiers dont l’habitat se voulait informel et, pour certains, totalement insalubre.

 

Seulement, à l’époque, les habitants de ces zones se sont vus relogés dans des quartiers plutôt isolés du centre-ville, ils ne disposaient pas des moyens de transport pour accéder facilement aux autres quartiers. En outre, aucun équipement public n’était disponible. Enfin, il est à noter que les logements proposés étaient en général réalisés dans une qualité assez médiocre.

 

Au final, si certaines communes ont pris, à cette époque, le temps de bien réfléchir à l’intégration urbaine de leurs nouvelles constructions, ce n’était majoritairement pas le cas.

 

Qu’en est-il aujourd’hui ?

C’est au cours du premier semestre de 2014 que des milliards d’euros, 14 pour être précis, ont été réinjectés dans l’immobilier du Portugal. A l’abri de la bulle immobilière que bon nombre de pays ont connu dans les années 1996-2007, le prix du m² est resté relativement bas, que ce soit pour de l’habitat à Lisbonne, à Porto ou à Faro. Il l’est d’ailleurs aussi resté à cause de la crise qu’à subi le Portugal entre 2008 et 2013. 

 

Même si aujourd’hui ces tarifs remontent un peu, ils restent malgré tout des plus intéressants pour les investisseurs. De plus on assiste, aujourd’hui, à une réelle prise en compte des problématiques urbaines et sociales. C’est notamment le cas de la ville de Lisbonne qui a su englober cette problématique dans ses projets d’urbanisation lorsqu’elle a souhaité redynamiser son habitat.

 

L’exemple de Lisbonne

Si l’on connaît la capitale lisboète sous un angle très touristique et branché, c’est parce que cette cité a su être innovante au bon moment. De nombreux défis ont été relevés afin de faire revenir la population qui, entre 1975 et 1990 s’était littéralement évaporée de l’habitat de Lisbonne. On peut par exemple citer :

  • le projet de réhabiliter progressivement le centre historique, la Mouraria, ce quartier ancien et dégradé : l’objectif est de revaloriser la vie sociale et culturelle en impliquant les élus locaux, les habitants, les comités de résidents…, afin de faire naître de belles initiatives ;

 

  • l’apport d’équipements, d’espaces publics, sur des quartier dits “mixtes” (mélange d’habitations économiques, de logements sociaux et d’habitat auto-construit) ;

 

  • la régénération urbaine prévue par l’Oriente, au Parc des Nations : bien intégré dans l’environnement et en lien avec le reste de la ville, ce pôle d’emplois se veut multifonctionnel.

 

Depuis 2008, la ville a mis en place un système d’approche participative avec une enveloppe de 2.5 millions d’euros afin de valoriser plus encore l’habitat de Lisbonne. Ce sont les habitants qui, chaque année, sont invités à déposer leurs projets. Une estimation financière et calendaire est réalisée, puis le projet est soumis au vote des habitants. Un excellent moyen de mobiliser la population locale et de l’impliquer dans la vie de la cité et plus particulièrement dans leur quartier de Lisbonne.